samedi 5 septembre 2020

23e Dimanche du Temps Ordinaire, Année A

 


Ézéchiel 33,7-9

Psaume 94 (95)

Romains 13,8-10

Matthieu 18,15-20

 

Par notre baptême, nous sommes devenus membres de la famille de Dieu. En tant que frères et sœurs, nous devons être soucieux du bien-être les uns des autres et promouvoir la stabilité et la coexistence pacifique dans nos familles, nos lieux de travail, nos paroisses, etc. A ce titre, St Paul nous exhorte à n'avoir de dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel, car l'amour est l’accomplissement parfait de la loi (Rom. 13: 8-10). Si l'amour consiste à rechercher le bien de l'autre, alors nous devons rechercher le bien et le salut de nos frères et sœurs. Nous devons devenir gardiens les uns pour les autres afin que personne ne s'égare ou ne se perde. Et si un s’égare, nous avons la responsabilité de le ramener au bercail.

 

Ainsi, la première lecture nous rappelle que nous avons été institués «sentinelles», c'est-à-dire gardes ou guetteurs, dans nos communautés respectives (Ez. 33: 7-9). Un guetteur est un symbole de sécurité. Jour et nuit, il veille sur les autres. Il les avertit d'un danger imminent et des conséquences possibles de leurs actes.

 

Dans l'Évangile, Jésus nous propose une procédure en trois étapes pour nous réconcilier avec un frère qui nous a offensé. C'est ce que nous appelons l'art de la correction fraternelle. La correction fraternelle exige la charité, la discrétion, l'humilité et la prudence. Elle vise à aider le coupable à changer ses habitudes et à réintégrer la communauté. La séparation et l'exclusion doivent être le dernier recours, lorsque tous les efforts visant à reconquérir le frère s'avèrent vains (Matt. 18: 15-20).

 

Malheureusement, dans nos relations, dans nos foyers ou lieux de travail, nous adoptons souvent des attitudes diverses à l’égard du fautif. Soit nous sonnons la trompète pour informer tout le monde du mal fait, soit nous gardons le silence pour diverses raisons. Ou encore, nous attendons que l’autre vienne s'excuser et demander pardon. Mais Jésus nous enseigne une approche différente. Nous devons faire le premier pas vers la réconciliation chaque fois que le lien d'amour et de compréhension mutuelle est rompu. Cet art de la correction fraternelle n'est pas facile, car certaines personnes n’acceptent pas les corrections. Seul Dieu peut nous aider; d'où l'importance de la prière. Par conséquent, implorons le Seigneur d'adoucir nos cœurs pour accepter les corrections et choisir toujours le chemin de la réconciliation. Qu’il daigne nous apprendre à nous corriger les uns les autres dans la vérité et la justice. Amen

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