samedi 11 décembre 2021

3e Dimanche de l’Avent, Année C


Lectures:

Sophonie 3,14-18 

Philippiens 4,4-7 

Luc 3,10-18

 

Méditation

L’un des grands défis de notre temps est l’inhabilité à la joie. La vie peut nous présenter mille et une raisons de ne pas nous réjouir : dans un monde marqué par le consumérisme et le désir insatiable de posséder, les soucis quotidiens, la maladie, les échecs, les instabilités politiques, la peur d’un futur incertain, et surtout la pandémie du Covid-19. C’est pourquoi certains ont toujours le visage morose et funèbre. Le pape François remarque à juste titre qu’il y a « des chrétiens qui semblent avoir l’air de Carême sans Pâques » (Evangelii Gaudium, 6).

 

Mais la liturgie d’aujourd’hui nous invitent à nous réjouir toujours dans le Seigneur. En effet, l’une des invitations les plus passionnantes dans l’Ancien Testament est sans doute la première lecture, tirée du livre du prophète Sophonie : Réjouis-toi, fille de Sion ; sois dans l’allégresse. Car le Seigneur est au milieu de toi pour te sauver. Sois donc sans crainte (So. 3,14-18). Cet appel à la joie est particulièrement approprié pour nous en ce temps où nous nous préparons pour la célébration de la naissance de Jésus-Christ, l’Emmanuel (Dieu-est-avec-nous). 

 

Dans cette perspective, la source de notre joie est la présence de Dieu parmi son peuple. Ainsi, le cantique responsorial, tiré du livre du prophète Isaïe, exhorte les habitants de Sion à jubiler et à crier de joie, car Grand au milieu d’eux est le Saint d’Israël (Is. 12). Saint Paul dans la deuxième lecture invite les Phillipiens à être toujours dans la joie du Seigneur, car il est proche. Il les invite aussi à présenter à Dieu leurs besoins dans la prière et l’action de grâce en toute circonstance (Phil. 4,4-7).

 

Dans l’Evangile, Jean, le précurseur du Messie, exhorte les foules, les publicains et les soldats qui venaient vers lui à vivre dans l’amour et le partage, la justice et l’honnêteté, la douceur et le respect de la dignité des autres. En agissant ainsi, ils auront part à la joie qu’apporte le Messie (Luc 3,10-18). Oui, on éprouve une profonde joie quand on fait du bien. Que le Seigneur nous aide à redécouvrir la joie que nous apporte son Evangile et de devenir à notre tour porteurs de joie et d’espérance. Amen. 

 

1 commentaire:

  1. La joie qui jaillit du fond du cœur est contagieuse. Elle se transmet sans difficulté car elle a été donné gratuitement.
    Merci au Père pour cette belle exhortation à la joie. Certes, certains se poseront la question de savoir comment pourrons-nous être joyeux pendant que tout va mal ? il y a l’épreuve de la maladie, les violences, la haine, la misère et tout comme le Père l’a bien dit. Mais aujourd’hui même les textes liturgiques nous le redisent soyez dans la joie. Pourquoi être dans la joie ?
    Être dans la joie car le Dieu Saint d’Israël est grand au milieu de nous. Il faut être dans la joie, car il a levé les sentences qui pesaient sur nous, il a écarté nos ennemis. Oui il faut jubiler et crier de joie car nous n’avons plus à craindre le malheur. Il est difficile d’être dans la joie quand on a les larmes aux yeux mais cela n’est pas impossible car nous savons en qui nous avons mis notre espérance et nous sommes sûrs de son amour. La joie parfaite s’obtient dans les larmes. Qui sème dans les larmes moissonnent dans la joie.
    Puisse le Seigneur nous donner un cœur qui sait se réjouir et qui sait s’ouvrir aux autres pour les contaminer. Bon dimanche et bonne montée vers Noël.

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