samedi 9 juillet 2022

15e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE, ANNÉE C

Lectures

Deutéronome 30,10-14 

Psaume 68 

Colossiens 1,15-20 

Luc 10,25-37

 

Méditation

La Loi du Seigneur qui est transmise de génération en génération exprime l’amour et la proximité de Dieu envers l’humanité. Cette proximité de Dieu s’est surtout manifestée en Jésus-Christ, l’image du Dieu invisible ; en lui Dieu a réconcilié toutes choses avec Lui-même. Voilà ce que nous enseigne l’hymne adressée au Christ dans la deuxième lecture. Dans la première lecture, Moïse exhorte le peuple d’Israël à écouter la voix de Dieu, à garder ses commandements et à mettre en pratique sa Parole. Car la loi du Seigneur n’est ni difficile à comprendre, ni difficile à appliquer. Elle est à la portée de l’homme ; elle est tout proche de l’homme. 

 

L’Évangile nous aide à comprendre que cette Loi se résume en un verbe, « aimer » : aimer Dieu et aimer son prochain. « Et qui est mon prochain ? », voilà la question du prétentieux docteur de la Loi à Jésus. Pour lui répondre, Jésus donne la parabole du Bon Samaritain. Cette parabole est bien connue et a été interprétée de diverses manières. Mais remarquons une chose. 

 

La parabole est donnée à une audience juive ; et la scène se passe sur un territoire juif. Quant à l’identité de l’homme tombé dans la méchanceté des bandits, rien n’est dit à part qu’il avait besoin de secours. On peut donc supposer que l’homme était un juif. Ainsi, on attendrait que celui qui se montrerait son prochain et devenir le héros dans la parabole soit un juif. Mais ce n’était pas le cas. C’est plutôt un samaritain qui, le voyant, fut pris de pitié et le soigna, devenant ainsi le héros. Or au temps de Jésus, les juifs considéraient les samaritains comme des impurs, des ennemis à éviter à tout prix (cf Jean 4,9). 

 

Quelles leçons donc pour nous aujourd’hui ? Premièrement, comme le prêtre et le Lévite, nous manquons parfois d’amour et de compassion envers les autres. Or, si nous jouons à l’aveugle ou au sourd devant la misère et la souffrance de nos proches, que ferons-nous devant celles de cet « étranger », cet « inconnu », cet « ennemi » ! Deuxièmement, ce qui a rendu le Samaritain « bon » est sa compassion envers l’homme. L’ennemi est devenu le prochain. Ainsi, la compassion et l’amour n’ont pas de frontières. Puissions-nous aussi être pris de pitié devant la souffrance et la misère des autres et leur apporter secours et soin en cas de besoin. Amen. 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire