vendredi 7 avril 2023

TRIDUUM PASCAL, SAMEDI SAINT


LA VEILLEE PASCALE

Lectures

Gen. 1:1-- 2:2; Gen. 22:1-18; Exod. 14:15—15:1; 

Is. 54:5-14; Is 55:1-11; Bar. 3:9-15.32—4:4; Ezek. 36:16-17.18-28; 

Rom 6:3-11; 

Matt. 28:1-10

 

Méditation

Le Samedi Saint est le troisième jour du Triduum Pascal. Le soir, nous célébrons la Veillée Pascale, composée de quatre parties, à savoir le service de la lumière, la liturgie de la Parole, la liturgie du baptême et la liturgie de l’Eucharistie. Si l’annonce de la Pâques (Exultet) brise le grand silence qui caractérise le Samedi Saint et le transforme en un cri de joiela liturgie de la Parole nous fait parcourir l’Histoire du Salut.

 

Il est intéressant de noter que les grands événements qui ont marqué cette histoire se sont déroulés dans la nuit. Le premier acte de création a été la victoire de la lumière sur les ténèbres : « Que la lumière soit » ; et la lumière fut (Gen. 1,3). C’était dans la nuit que Dieu sauva les Israélites de l’esclavage égyptien. Cette nuit fut marquée par l’immolation de l’agneau pascal. Par ailleurs, c’était dans la nuit que Dieu conduisit les Israelites à pied sec à travers la mer rouge, les libérant de l’armée de Pharaon. C’était dans la nuit que notre Sauveur était né à Bethléem. Finalement, c’était dans la nuit que Jésus ressuscita d’entre les morts, brisant les chaînes de la mort. 

 

Célébrer Pâques, c’est donc célébrer la victoire de la lumière du Christ sur les ténèbres du mal, le triomphe de la vie sur la mort. C’est célébrer aussi notre passage de l’esclavage à la liberté. Par conséquent, une chose que le Samedi Saint nous enseigne est que peu importe la longueur ou la durée de la nuit, le jour viendra. Notre Dieu est capable de nous relever de la situation désespérée dans laquelle nous nous trouvons. Célébrer Pâques, c’est espérer contre toute espérance. 

 

Comme les femmes venues au tombeau, avec les visages baignés de larmes mais rayonnant d’amour, accueillons la bonne nouvelle qu’annonce l’ange : Jésus le crucifié est ressuscité ! Comme elles, ne cédons ni à la résignation, ni au désespoir. Car avec Dieu rien n’est perdu. En toute confiance, laissons-nous rencontrer par le Christ Ressuscité qui nous précède toujours dans nos Galilée et soyons des témoins de sa Résurrection. Qu’il fasse renaître l’espérance en nous. Amen.

jeudi 6 avril 2023

TRIDUUM PASCAL, VENDREDI SAINT


                                             CÉLÉBRATION DE LA PASSION DU CHRIST

Lectures

Isaïe 52,13—53,12 

Ps 30 

Hébreux 4,14-15.5,7-9 

Jean 18,1—19,42

 

Méditation

A part la traditionnelle dévotion du Chemin de Croix qui caractérise le Vendredi Saint, la célébration de la Passion du Seigneur en ce deuxième jour du Triduum Pascal est marquée par quatre grandes parties, notamment, la liturgie de la Parole, la grande prière universelle, la vénération de la croix et le rite de la Communion. Le point focal de ce jour est la croix. Or au temps de Jésus, la croix était l’emblème de la malédiction et d’humiliation, de punition et de condamnation, de torture, de souffrance et de la mort. L’image d’une croix était quelque chose absurde et pleine de ressentiment. 

 

Mais Jésus a changé la perspective de la croix. Comme nous le révèle le récit de la Passion selon St Jean, le Fils de Dieu est crucifié et meurt pour la rédemption de l’homme. La croix est donc le signe sublime de l’amour de Dieu pour l’humanité. Avec Jésus, la croix est devenue le symbole d’amitié, de rédemption et de gloire. Elle est désormais l’emblème de la victoire au lieu de la défaite, de la vie au lieu de la mort, du pardon au lieu de la condamnation.

 

Par sa douloureuse Passion et sa mort, Jésus a réalisé la prophétie d’Isaïe concernant le Serviteur Souffrant. Méprisé et abandonné, broyé et crucifié, il porte sur lui nos souffrances et nos douleurs. Et par ses blessures, nous avons été guéris (Is. 52,13—53,12). En s’offrant comme victime pour la réparation de nos péchés, il est devenu le Grand Prêtre Eternel qui ne cesse d’intercéder pour nous. Parce que lui-même a passé par la souffrance, il est capable de compatir avec nous dans nos souffrances (Héb. 4,14-15.5,7-9).

 

En ce jour donc, nous sommes invités à contempler le mystère de la croix. Cette contemplation doit éveiller en nous un sentiment de gratitude envers le Seigneur, et de regret pour nos péchés qui lui ont causé cette grande douleur. Reconnaissons dans la croix du Christ le drame que vivent tant de personnes abandonnées, injustement condamnées, ou dont la dignité humaine et les droits inaliénables sont bafoués. Associons nos propres croix, nos souffrances, nos douleurs, nos blessures à la douloureuse Passion du Christ, et trouvons en lui la source de notre consolation, guérison, et espérance. Que le mystère de la croix resplendisse dans nos cœurs. Amen 

 

mercredi 5 avril 2023

TRIDUUM PASCAL, JEUDI SAINT

  


                          MESSE DU SOIR EN MÉMOIRE DE LA CÈNE DU SEIGNEUR

Lectures

Exode 12,1-8.11-14 

Psaume 115 

1Corinthiens 11,23-26 

Jean 13,1-15

 

 Méditation

La Messe de la Sainte Cène ouvre le Triduum Pascal, le temps privilégié où l’Église commémore l’œuvre de notre rédemption accomplie par Jésus Christ. Le point focal de notre célébration ce soir est le Cénacle. Trois évènements sont célébrés au cours de cette liturgie : 

    i.    Le don du commandement de l’amour, exprimé dans le lavement des pieds comme geste concret de service 

   ii.    L’institution de l’Eucharistie comme signe de l’amour du Christ pour nous 

 iii.    L’institution du sacerdoce ministériel pour perpétuer la présence du Christ parmi nous

 

Ce qui tient ces trois évènements ou dons ensemble, c’est l’amour de Jésus pour nous. Ainsi, toutes les lectures nous aident à comprendre cet amour gratuit du Christ, lui « qui nous aima jusqu’au bout ». En effet, la première lecture rapporte l’institution de la Pâques juive, comme souvenir du repas précédant l’exode.  La deuxième lecture nous parle de l’institution de l’Eucharistie : instituée par le Christ lui-même au cours du « repas d’adieu » avec ses disciples, l’Eucharistie reste le Mémorial de la Passion et la mort du Christ. 

 

Dans l’Eucharistie, c’est Jésus lui-même qui se donne à nous : « Ceci est mon Corps, livré pour vous… » ; « Ceci est la coupe de mon Sang, … ». En ces mots, Jésus disait à ses disciples qu’il inaugure une nouvelle Pâques, non avec le sang de l’agneau mais avec son propre Sang. Oui, « il n’y a plus de grand amour, nous dit-il, que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » (Jean 15,13). C’est donc ce don de soi qui nous introduit au cœur du mystère pascal. C’est ce grand amour qui donne sens à sa Passion, sa mort et sa résurrection.

 

Aujourd’hui encore, Jésus continue de s’offrir sur les autels de nos églises comme expression de son amour. Puissions-nous accueillir cet amour miséricordieux et y répondre avec un élan de don total de soi en posant des gestes concrets d’amour, d’humilité et de service ; car la vie pleine de sens est celle qui se donne, celle vécue pour les autres. En ce jour, rendons grâce au Seigneur pour cette Alliance Nouvelle et Éternelle inaugurée dans le Sang du Christ, source de notre salut. Prions aussi pour les prêtres afin qu’ils deviennent authentiques ministres du mystère qui leur a été confié et d’accomplir ce ministère avec amour, sincérité, fidélité et sainteté. Amen.

 

TRIDUUM PASCAL


 

Comprendre le Triduum Pascal pour mieux le vivre !

 

Notre foi proclame que Jésus de Nazareth a souffert, est mort, a été enseveli et est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures. Etant un évènement capital dans l’histoire du salut, les premiers chrétiens célébraient ce Mystère Pascal le jour du Seigneur ou Dimanche. Cette liturgie hebdomadaire était donc célébrée en « mémoire » de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1Co 11,26). Sans rentrer dans les détails de l’évolution historique, signalons simplement que l’Église a progressivement intégré la célébration annuelle de cet évènement pascal dans sa liturgie : c’est là qu’est née l’observance du Triduum Sacré (Triduum Paschale).

 

Ainsi, le Triduum Sacré ou Triduum Pascal est une période de trois jours saints, commençant avec la Messe en Mémoire de la Cène du Seigneur le Jeudi Saint au soir et se terminant avec les Vêpres (Prière du Soir) du Dimanche de Pâques. La Veillée Pascale constitue son point culminant. Par conséquent, quatre célébrations marquent ce temps sacré :

      I.         Le Jeudi Saint au soir, on célèbre la Messe en mémoire de la Cène du Seigneur ou du Dernier Repas que Jésus avait prit avec ses disciples dans le contexte de la Pâques juive. C’était au cours de ce repas que le Christ fit don à ses disciples, et donc à l’Eglise, du Nouveau Commandement, institua l’Eucharistie et le sacerdoce ministériel. Le rite du lavement des pieds après l’homélie, le transfert solennel du Très Saint Sacrement et du dépouillement de l’autel suivis de l’adoration caractérisent la célébration de la « Cène » qui n’est pas différente de l’Eucharistie des autres jours de l’année. Le point focal du jour est l’autel. 

 

    II.         Le Vendredi Saint, après la dévotion très ancienne du chemin de croix (qui peut se faire aussi le soir), vient la célébration de la Passion du Seigneur vers 15h, à moins qu’une raison pastorale grave n’exige une heure tardive. Nous marquons en ce jour la Passion, la mort et la mise au tombeau de Jésus. La célébration de la Passion est distinguée par quatre parties : la liturgie de la Parole, la grande prière universelle, la vénération de la croix, et le rite de la Communion. Le point focal du jour est la croix. Notons que c’est l’unique jour de l’année qu’il n’est pas permis de célébrer la Messe. 

 

  III.         Dans la nuit du Samedi Saint, nous célébrons la Veillée Pascale. Elle est « la mère de toutes les saintes veillées » selon St Augustin, et célèbre la Résurrection du Seigneur. C’est une nuit de veille pour le Seigneur marquée par l’office de la Lumière, l’Exsultet ou proclamation de la Pâques suivie de la liturgie de la Parole, la liturgie baptismale, et la liturgie Eucharistique. Le point focal du jour est le tombeau de Jésus.

 

 IV.         La Messe du jour de la Résurrection ou Dimanche de Pâques célèbre l’annonce de la Bonne nouvelle proclamée avec éclat durant la Veillée : « Christ est vraiment ressuscité ! » Le point focal du jour est le tombeau vide. 

Ces quatre célébrations peuvent nous faire penser à quatre jours. Cependant, à la manière juive, la liturgie marque le jour à partir du soir. Ainsi, du jeudi soir au vendredi soir : premier jour ; du vendredi soir au samedi soir : deuxième jour ; et du samedi soir au dimanche soir : troisième jour. Il est intéressant de noter qu’au fait la Cène du Seigneur, la Passion et la Veillée Pascale sont considérées comme une unique célébration ; raison pour laquelle la Cène du Seigneur et la célébration de la Passion se terminent en silence sans la bénédiction du prêtre. 

Pendant ces trois jours sacrés, nous sommes invités à passer des moments de silence, de recueillement, de prière et d’adoration jusqu’aux cris de joie qui proclament le Christ Ressuscité et le chant solennel de l’Alléluia. Faisons donc un effort pour vivre ce temps de grâce avec dévotion et en payant grande attention aux actions liturgiques et aux paroles afin de tirer le meilleur profit spirituel. 

Pour les médiations des textes liturgiques des jours de ce Triduum Sacré, veillez-vous référer aux réflexions qui vous seront envoyées au temps approprié.

Fructueuse célébration et Joyeuse Pâques !!!

 

 

samedi 1 avril 2023

DIMANCHE DES RAMEAUX, ANNEE A


 Lectures

Procession : Matthieu 21,1-11


Messe : Ésaïe 50,4-7

Psaume 22

Philippiens 2,6-11

Matthieu 26,14—27,66

 

Méditation

Avec ce Dimanche des Rameaux ou Dimanche de la Passion, nous entrons dans la Semaine Sainte, au cours de laquelle nous sommes appelés à suivre Jésus-Christ et à vivre avec lui les derniers événements de sa vie terrestre. Avec la liturgie d’aujourd’hui, nous célébrons l’entrée du Christ à Jérusalem au milieu de la jubilation et des chants d’Hosanna de la foule (Matthieu 21,1-11).

 

Jésus entre dans la ville de Jérusalem, où il va souffrir, mourir, être mis au tombeau et ressusciter d’entre les morts. La liturgie d’aujourd’hui comporte donc un contraste : alors que la procession des palmes célèbre le triomphe et la victoire de Jésus comme Fils de David et Messie, les lectures de la Messe évoquent les conditions dures et douloureuses de cette victoire. Il s’agit notamment des persécutions endurées comme le Serviteur Souffrant (Isaïe 50,4-7), de son humilité et de son obéissance jusqu’à la mort sur la croix (Philippiens 2,6-11) et de sa douloureuse Passion (Matthieu 26,14 – 27,66).

 

Dans ce récit de la Passion, nous assistons à un abaissement radical du Fils de Dieu : trahison, abandon, humiliation, condamnation injuste, flagellation, mort et mise au tombeau. Et pourtant, c’est précisément de cette façon que le Seigneur a choisi de nous communiquer la vie. Il accepte d’être injustement condamné pour nous justifier. Il s’abaisse pour nous relever. Il se dépouille pour nous combler. Il entre dans le tombeau pour nous faire revivre. Ainsi, laissons les palmes nous rappeler que le Christ est le Roi-Sauveur ; qu’il règne en nous, dans l’Église et dans le monde. Adorons celui qui, par sa mort sur la croix, nous donne la vie. 

 

Demandons aussi la grâce pour que cette Semaine Sainte soit l’occasion d’une vraie conversion et de renouvellement. Que chacun de nous se repente de ses péchés pour faire l’expérience merveilleuse de l’amour, du pardon et de la réconciliation que Dieu nous offre en son Fils. Renouvelons notre adhésion à lui. Par les mérites de la douloureuse Passion de notre Seigneur, que Dieu ait pitié de nous et du monde entier. Que Dieu le Père, qui a soutenu Jésus dans sa Passion, nous soutienne aussi surtout dans les moments d’épreuves, de souffrance et de persécution. Que Dieu le Saint-Esprit nous guide afin que nous vivions une fructueuse Semaine Sainte. Amen

samedi 25 mars 2023

5e DIMANCHE DE CARÊME, ANNÉE A

Lectures

Ézéchiel 37,12-14

Psaume 129 (130)

Romains 8,8-11

Jean 11,1-45

 

Méditation

La célébration de la Pâques s’annonce ; et la liturgie de ce dimanche porte sur la victoire de la vie sur la mort. Ainsi, deux mots clés dominent les lectures de ce dimanche : la mort et la vie. D’abord, la mort. L’expérience douloureuse du peuple d’Israël en exile à Babylone est comparée à une expérience de mort. Dans la vision du prophète Ezéchiel, ils sont comme des ossements desséchés dans la vallée. Et l’image du tombeau exprime bien cela. L’Évangile nous raconte la mort et le « réveil » de Lazare. Après quatre jours dans le tombeau, Jésus lui redonne la vie. 

 

Puis, la vie. Ezéchiel prophétise que le peuple anéanti et mort va revivre. Dieu mettra son Esprit en eux et ils vivront. Il va les relever et les établir sur leur terre. Pour St Paul dans la deuxième lecture, Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera la vie à nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous. Et cet Esprit, nous l’avons reçu dans le baptême. Dans l’Évangile, le point culminant du récit est lorsque Jésus dit à Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie ». Le signe de redonner la vie à Lazare manifeste donc son pouvoir sur la mort : il est le Maître de la vie.

 

A ces deux mots correspondent deux leçons pour notre méditation. Premièrement, l’expérience de la détresse, la souffrance ou le découragement à certains moments de la vie peut être comparable à celle du peuple d’Israël en exile. En fait, il pensait que Dieu l’avait abandonné ; son espérance avait disparu. Les fils d’Israël se croyaient déjà morts. Et pourtant, Dieu leur promet relèvement et restauration. A nous aussi, Dieu réitère sa présence infaillible et sa proximité. Il n’abandonne jamais son peuple. 

 

Deuxièmement, dans l’Évangile, tout se passe en vue de la manifestation de la gloire de Dieu. Mais pour voir la gloire de Dieu, il faut croire : « Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » demande Jésus à Marthe. Aujourd’hui, Marthe nous est proposée comme modèle de foi. Comme elle, nous sommes invités à faire confiance même quand il semble impossible ou tout semble perdu, car tout est possible pour celui qui croit. Demandons au Seigneur de nous accorder une foi ferme et inébranlable comme un rocher, par laquelle nous demeurerons calmes et constants au milieu des croix, des labeurs et des déceptions de la vie. Amen

samedi 18 mars 2023

4e DIMANCHE DE CARÊME, ANNÉE A

Lectures

1 Samuel 16,1,6-7,10-13

Psaume 23

Éphésiens 5,8-14

Jean 9,1-41

 

Méditation

Le quatrième dimanche de Carême est connu sous le nom de « dimanche de Lætare » ou dimanche de la joie. En ce jour, la liturgie nous invite à nous réjouir en anticipation de la joie pascale. A cet effet, l’évangile raconte l’histoire de la guérison de l’homme aveugle-né par Jésus ; et nous pouvons imaginez sa joie d’avoir retrouvé la vue. Les paroles de Paul dans la deuxième lecture illustrent bien cette histoire : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, vous êtes lumière dans le Seigneur ». La première lecture met également en évidence le rôle de l’illumination divine dans nos vies ; car par inspiration divine, Samuel oint David, bien qu’un jeune garçon, pour succéder à Saül comme roi d’Israël.

 

On pourrait donc noter que les lectures d’aujourd’hui ont une relation claire avec le baptême, qui est aussi appelé sacrement d’Illumination. Dans le baptême, nous sommes illuminés ; et devenus enfants de la lumière, nous sommes appelés à rayonner la lumière du Christ en vivant correctement. De plus, comme le roi David, nous recevons l’onction du Saint-Esprit ; et nous sommes incorporés au Christ qui est Prêtre, Roi et Prophète.

 

Pour ce faire, je voudrais souligner deux choses par rapport à la liturgie d’aujourd’hui. Premièrement, nous sommes invités à changer notre regard sur les autres et sur les événements. Il est vrai que nous ne sommes peut-être pas physiquement aveugles, mais nous souffrons souvent de « l’aveuglement pharisaïque », c’est-à-dire de l’incapacité de reconnaître la main ou les œuvres de Dieu et de prétendre connaître les intentions de Dieu. Nous nous enfermons dans les apparences et les préjugés. L’envie et la jalousie nous aveuglent au point que nous ne parvenons pas à voir le bien dans les autres et à ne pas les apprécier.

 

Deuxièmement, Jésus-Christ est la Lumière du monde ; il nous appelle à vivre dans sa lumière. Il est capable de guérir nos diverses formes de cécité et de révéler en nous la gloire de Dieu. Ainsi, dans les moments de doute et de confusion, faisons-lui confiance et ne cédons pas à la peur et à la panique. Soyons toujours connectés à lui et trouvons en lui la source de notre joie. Puisse-t-il éclairer et ouvrir nos yeux de foi, afin que nous puissions reconnaître sa présence même dans les moments d’obscurité. Amen