samedi 2 juillet 2022

14e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE, ANNÉE C

Lectures

Isaïe 66,10-14 

Psaume 65 

Galates 6,14-18 

Luc 10,1-12.17-20

 

Méditation

En vertu de notre baptême, nous avons tous reçu la mission d’être messagers de la Bonne Nouvelle. Le Seigneur veut se servir de nous pour consoler son peuple. La première lecture est riche en image. Comme une mère qui nourrit son enfant du lait maternel, ainsi Dieu nourrira son peuple. Comme une mère portant son enfant sur ses genoux, le cajole et le console, ainsi Dieu consolera son peuple. Abondance de joie, restauration, et paix, voilà ce que Dieu promet à son peuple. St Paul termine sa lettre aux Galates en invoquant la paix et la miséricorde sur tous ceux qui acceptent la règle de la nouvelle création rendue possible par la croix du Christ. 

 

Dans l’évangile, Jésus désigne soixante-douze messagers et les envoie deux-à-deux pour proclamer le règne de Dieu. Il y a urgence au départ. Il y a urgence pour la mission. Il reconnait que la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson », leur dit-il. En écoutant ce passage, on est toujours tenté de penser aux vocations sacerdotales et religieuses. On pense à ces missionnaires qui ont sillonné et continuent de sillonner les sentiers de l’évangélisation.

 

Mais à vrai dire la mission d’annoncer le règne de Dieu incombe à tout le peuple de Dieu. Chaque baptisé est un messager. C’est pourquoi après nous avoir nourris de sa Parole et de l’Eucharistie (comme les deux seins d’une mère), le prêtre nous envoie en mission : « Ite missa est ». En effet, nous devenons débiteurs envers nos frères et sœurs de ce que nous avons reçu dans la célébration. Nous sommes envoyés pour être évangélisateurs et témoins.

 

Néanmoins, Jésus nous prévient que la tâche ne sera pas facile. Il nous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Dans certains milieux, nous ne serons pas accueillis. Comme toujours, l’annonce de l’Evangile est une aventure risquée. Notre monde, marqué par le sécularisme, l’indifférence religieuse et l’athéisme, devient de plus en plus hostile à toute parole sur Dieu. Cependant, nous ne pouvons pas renoncer à notre responsabilité de parler de notre foi, la proposer et surtout la vivre au quotidien, afin d’avoir nos noms inscrits dans les cieux. Que le Seigneur fasse de nous d’authentiques porteurs de l’Evangile. Amen

2 commentaires:

  1. Chers frères et sœurs en Christ, les paroles de l’Apôtre Paul résume les textes liturgiques surtout quand il dit : « la croix de notre Seigneur Jésus-Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde.». Ce qui résonne le plus dans ces 3 lectures sont des paroles comme: consolation, nourriture, abondance de la moisson, nombre insuffisant d’ouvriers, prière adressée au maître de la moisson, envoi en mission avec la consigne de ne rien emporter pour la route, accueil, paix à donner dans chaque maison,…
    Si nous entendons que la moisson est abondante, ne pensons pas seulement au temps de Jésus, ni hier mais à l’heure où nous sommes. Elle est abondante et le Seigneur continue de chercher des ouvriers. Chacun de nous personnellement est concerné non seulement par cette requête de prier le maître de la moisson mais aussi d’être disponible pour se laisser envoyer pour la moisson. Tous les baptisés sont concernés par cette requête car, de par le baptême nous devenons prêtre, prophète et roi, ouvriers dans le champ du Seigneur pour donner la paix de Dieu, consoler et nourrir... Nous irons sans rien emporter car Dieu pourvoira à notre nécessité. Il nous envoie partout mais ce n’est pas partout que nous serons accueillis d’où le « je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups ». Il ne nous le cache pas. Il nous envoie là où nous aurons à souffrir, où nous aurons à défier le diviseur mais sa croix reste notre seule fierté car nous y trouverons la victoire. Nous sommes invités à nous abandonner sans peur car il a vaincu le monde et il est le Maître de la moisson. Rien ne nous manquera. En son nom, nous vaincrons.
    Puissions-nous à l’instar de Saint Paul faire de la croix du Christ notre seule fierté afin de sortir victorieux devant les épreuves. Daigne le Seigneur nous fortifier et nous conduire toujours.

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