vendredi 24 décembre 2021

NATIVITÉ DU SEIGNEUR : MESSE DU JOUR

Lectures

Isaïe 52,7-10

Psaume 97 (98)

Hébreux 1,1-6

Jean 1,1-18

 

Méditation 

Aujourd'hui, nous célébrons le mystère de l’Incarnation : Dieu est devenu Homme. C'est une vieille nouvelle mais toujours nouvelle. Le Verbe Eternel de Dieu s'est fait chair et il a habité parmi nous. Dieu est devenu l'un de nous afin que, par la foi, nous devenions ses enfants. De sa plénitude, nous avons reçu grâce sur grâce (Jean 1, 1-18).

 

Dans ce petit Enfant couché dans une crèche à Bethléem, nous contemplons Dieu : il est le Rayonnement de la gloire de Dieu. Le Dieu invisible est devenu visible. L'homme peut maintenant toucher Dieu, entendre Dieu pleurer. Dans ce petit Enfant, Dieu révèle et communique son amour et sa miséricorde à l'humanité (Hébreux 1, 1-6). 

 

Fêter Noël donc n’est pas célébrer un anniversaire de naissance de Jésus où nous ajouterions un an à son âge chaque fois que nous le célébrons ; autrement Jésus deviendrait trop vieux. Célébrer Noël, c’est plutôt célébrer l’Amour infini de Dieu manifesté en Son Fils Jésus-Christ en l’accueillant avec foi et gratitude. Car il vient partager notre condition humaine, notre douleur et notre joie, nos misères et nos espoirs. Dans ce Nouveau-né, couché dans la mangeoire, Dieu vient vivre avec nous, nous consoler, être notre ami et cheminer avec nous. 

 

Voilà la Bonne Nouvelle qui nous est annoncée aujourd'hui: «Qu'ils sont beaux sur la montagne, les pieds du messager, celui qui annonce la paix, qui apporte la bonne nouvelle, apporte le bonheur, annonce le salut…» (Is. 52: 7-10). Telle est la Bonne Nouvelle annoncée à notre monde de paix fragile et de promesses non tenues, à notre monde frappé par la pandémie du Covid-19. C’est cette Bonne Nouvelle que nous devons annoncer aux milliers de personnes éprouvées par la maladie, la pauvreté et la guerre. C’est une Bonne Nouvelle qui nous invite donc à l’espérance et à la confiance, car dans notre nuit de doute, de peur, de souffrance et d’inquiétudes, la Lumière du Christ Sauveur vient resplendir sur nous. 

 

En ce jour de Noël, renouvelons notre foi et notre adhésion à Jésus-Sauveur. Accueillons-le et laissons-le illuminer nos vies. Que la naissance de l’Emmanuel transforme nos vies et nous rende capables d’être de véritables témoins et porteurs de Bonne Nouvelle. Que l'Enfant Jésus, le Prince de la paix nous accorde la paix, la joie et la plénitude de la vie. Amen.

Joyeux Noël !!!

vendredi 17 décembre 2021

4e DIMANCHE DE L’AVENT, ANNÉE C

Lectures 

Michée 5,1-4 ; Ps 79 

Psaume 79 (80)

Hébreux 10,5-10 

Luc 1,39-45

 

Méditation 

A quelques jours de Noël, les lectures de ce dimanche nous invitent à fixer nos regards sur la petite ville de Bethléem et à anticiper la joie de la Nativité du Seigneur. Car Jésus-Christ notre Rédempteur est à la porte. Il « entre dans le monde » par obéissance de toute sa vie à la volonté de Dieu le Père, comme nous le dit la deuxième lecture. Il accepte le dépouillement total de soi afin de s’offrir à Dieu pour la sanctification et le salut du genre humain (Héb. 10,5-10). 

 

Et déjà nous tournons nos regards vers Bethléem, le lieu de naissance du Messie et qui est l’objet de la prophétie de Michée dans la première lecture. En effet, c’est dans cette petite ville de Juda que le Roi promis à Israël sera né. Avec ce Roi-Berger, le peuple vivra dans la sécurité et la paix (Mi. 5,1-4). 

 

Dans l’évangile, la péricope de la Visitation semble être l’histoire de la rencontre de deux femmes enceintes et débordantes de joie, d’émerveillement et d’action de grâce. Mais c’est au fait la rencontre de deux enfants dans le sein de leurs mères. Ces enfants sont Jean et Jésus. Jean tressaillit d’allégresse dans le sein de sa mère à la salutation de Marie. Suite à ce geste mystérieux, Elizabeth chante l’admiration de Marie, qui à son tour chante les merveilles que Dieu a accomplies dans la vie de son peuple à travers les générations (Luc 1,39-45). 

 

Ce climat de joie manifeste la joie du peuple de Dieu qui voit ses attentes comblées, son espérance non déçue : le Messie est enfin arrivé. En Jésus, encore dans le sein maternel de Marie, c’est « le Seigneur » qui vient jusqu’à son peuple. En Jésus, Dieu visite son peuple et vient dresser sa tente parmi les hommes. Donc comme Jean, nous ne pouvons que nous réjouir et tressaillir d’allégresse. Comme Marie, nous ne pouvons qu’être remplis de reconnaissance et de louanges. Comme Elizabeth, il nous faut reconnaitre que dans l’enfant Jésus, c’est le Seigneur Dieu qui habite notre humanité. Que la grâce du Seigneur remplisse nos cœurs d’une joie immense afin d’accueillir notre Rédempteur dans l’action de grâce et la louange. Amen. 

 

samedi 11 décembre 2021

3e Dimanche de l’Avent, Année C


Lectures:

Sophonie 3,14-18 

Philippiens 4,4-7 

Luc 3,10-18

 

Méditation

L’un des grands défis de notre temps est l’inhabilité à la joie. La vie peut nous présenter mille et une raisons de ne pas nous réjouir : dans un monde marqué par le consumérisme et le désir insatiable de posséder, les soucis quotidiens, la maladie, les échecs, les instabilités politiques, la peur d’un futur incertain, et surtout la pandémie du Covid-19. C’est pourquoi certains ont toujours le visage morose et funèbre. Le pape François remarque à juste titre qu’il y a « des chrétiens qui semblent avoir l’air de Carême sans Pâques » (Evangelii Gaudium, 6).

 

Mais la liturgie d’aujourd’hui nous invitent à nous réjouir toujours dans le Seigneur. En effet, l’une des invitations les plus passionnantes dans l’Ancien Testament est sans doute la première lecture, tirée du livre du prophète Sophonie : Réjouis-toi, fille de Sion ; sois dans l’allégresse. Car le Seigneur est au milieu de toi pour te sauver. Sois donc sans crainte (So. 3,14-18). Cet appel à la joie est particulièrement approprié pour nous en ce temps où nous nous préparons pour la célébration de la naissance de Jésus-Christ, l’Emmanuel (Dieu-est-avec-nous). 

 

Dans cette perspective, la source de notre joie est la présence de Dieu parmi son peuple. Ainsi, le cantique responsorial, tiré du livre du prophète Isaïe, exhorte les habitants de Sion à jubiler et à crier de joie, car Grand au milieu d’eux est le Saint d’Israël (Is. 12). Saint Paul dans la deuxième lecture invite les Phillipiens à être toujours dans la joie du Seigneur, car il est proche. Il les invite aussi à présenter à Dieu leurs besoins dans la prière et l’action de grâce en toute circonstance (Phil. 4,4-7).

 

Dans l’Evangile, Jean, le précurseur du Messie, exhorte les foules, les publicains et les soldats qui venaient vers lui à vivre dans l’amour et le partage, la justice et l’honnêteté, la douceur et le respect de la dignité des autres. En agissant ainsi, ils auront part à la joie qu’apporte le Messie (Luc 3,10-18). Oui, on éprouve une profonde joie quand on fait du bien. Que le Seigneur nous aide à redécouvrir la joie que nous apporte son Evangile et de devenir à notre tour porteurs de joie et d’espérance. Amen. 

 

samedi 4 décembre 2021

2e DIMANCHE DE L’AVENT, ANNÉE C

Lectures

Baruc 5,1-9 

Psaume 125 

Philippiens 1,4-6.8-11 

Luc 3,1-6

 

Méditation

Les lectures de ce dimanche annoncent la fin de nos diverses formes de captivité et nous appellent à la conversion, car le Jour du Seigneur vient. En effet, tirée des salutations initiales de Saint Paul, la deuxième lecture fait l’éloge de la foi des Philippiens. Aussi, adresse-t-elle une prière en leur faveur afin qu’ils restent saints et irréprochables pour la venue du Seigneur. 

 

Dans l’Évangile, Saint Luc nous donne les précisions historiques et géographiques sur le début du ministère de Jean-Baptiste, précurseur de Jésus-Christ. C’était au temps de la domination romaine ; et dans le désert près du Jourdain, Jean proclama un baptême de conversion et appela la foule à préparer le chemin du Seigneur, conformément à la prophétie d’Isaïe. Il annonçait donc l’avènement du règne de Dieu et l’aube du salut : « Tout être vivant verra le salut de Dieu ». 

 

Cette annonce fait sans doute écho aux prophéties de l’Ancien Testament par rapport à la venue du Messie. En effet, la première lecture nous parle de l’exile Babyloniens des juifs plusieurs années avant la naissance du Christ. Aux exilés, Dieu annonce la fin de leur captivité et souffrances. Dieu lui-même vient pour les libérer et le conduire sur leur terre en cortège triomphal. 

 

La captivité Babylonienne nous fait penser sans doute aux diverses formes de captivité que nombre de personnes et de peuples vivent aujourd’hui. Les réfugiés, les migrants, les prisonniers et détenus politiques. Les personnes et peuples qui aspirent à la liberté, car opprimés et assujettis, gisant sous le poids des violences et toute formes d’abus. Ne sont pas du reste ceux qui sont opprimés par les puissances des ténèbres et du diable. Ceux qui sont éprouvés par la maladie, la souffrance, surtout à cause du Covid-19. 

 

A nous tous donc, la Parole de Dieu adresse une parole d’espérance et nous appelle à la foi. Car Dieu s’engage pour changer notre situation. Mais chacun de nous doit préparer son cœur pour l’accueillir. Il s’avère indispensable donc de renoncer à nos actions mauvaises, nous convertir, réorienter et recentrer notre vie sur Dieu. Ainsi, la délivrance annoncée par ces lectures sera réalisée dans nos vies. Amen. 

 

samedi 27 novembre 2021

1er DIMANCHE DE L’AVENT, ANNÉE C


Lectures

Jérémie 33,12-16 

Psaume 24 

1 Thessaloniciens 3,12—4,2 

Luc 21,25-28.34-36

 

Méditation

En ce premier dimanche de l’Avent, une nouvelle année liturgique s’ouvre devant nous. Or le temps de l’Avent est une période d’attente joyeuse. Elle est une période d’espérance et de préparation, préparation pour commémorer la venue du Messie dans le temps en la fête de Noël ; et préparation pour son dernier avènement à la fin des temps : « Alors, on verra le Fils de l’Homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire », dit Jésus dans l’Evangile. 

La première lecture annonce la venue du Messie-Sauveur qui viendra restaurer l’ère de la justice tant attendue selon la promesse du Seigneur. Ainsi donc, loin de nous effrayer et de nous plonger dans l’angoisse, les images de bouleversements cosmiques et de détresse qu’annonce Jésus dans l’Évangile nous invitent à l’espérance et à nous préparer pour ce qui doit arriver. Car nous devons savoir que notre rédemption est proche lorsque ces évènements commenceront. Mais la question est : comment devons-nous nous préparer ? 

 

La préparation pour la venue du Seigneur consiste à rester sur nos gardes, à rester éveillé et à prier en tout temps. Voilà les trois pistes que nous trace Jésus lui-même. Il nous invite ainsi à adopter une attitude de garde veille, c’est-à-dire, être attentif et ne pas s’endormir. Nous devons donc éviter tout ce qui peut nous faire somnoler spirituellement, notamment la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie. Bref, il faut éviter les mauvaises conduites.

 

C’est pourquoi selon St Paul, dans la deuxième lecture, nous devons marcher dans la sainteté véritable en vue de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. En définitive, marcher, veiller et prier, voilà les attitudes à adopter en ce temps de l’Avent afin de se tenir prêt pour le Jour du Seigneur, qui sera le jour de notre libération. Amen.

Bonne Année Liturgique !!!

 

 

samedi 20 novembre 2021

SOLENNITÉ DU CHRIST-ROI, ANNÉE B

Lectures

Daniel 7,13-14 

Psaume 92 

Révélation 1,5-8 

Jean 18,33-37

 

Méditation:

Aujourd’hui, nous célébrons Jésus Christ, le Roi de l’univers. Nous croyons qu’il est le Roi des rois et son règne n’aura pas de fin. Mais de quel type de royauté s’agit-il ? Dans la première lecture, le prophète Daniel témoigne de la royauté du « fils d’homme » comme une royauté qui ne passera pas. Au fait, cette vision de Daniel était adressée au peuple de Dieu qui doutait de Dieu parce que vivant dans une situation désespérée. La vision de Daniel portait donc un message d’espérance. Ainsi, Christ est notre Espérance et notre salut si nous le permettons de régner dans nos vies, si nous l’acceptons comme le Seigneur de notre vie. 

 

Dans l’évangile, devant Pilate qui représente la puissance dominatrice de l’autorité politique, Jésus affirme qu’il est roi. Mais son pouvoir et sa royauté ne sont pas de ce monde. Il ne s’impose pas et ne dispose pas d’une armée pour le défendre comme le font les rois et les chefs des États. C’est en témoignant de la vérité jusqu’au bout même dans la mort que Jésus établit son règne. Sa force, c’est l’amour dans la vérité. C’est sur la croix donc qu’il règne. 

 

Ainsi par sa mort, Jésus Christ est devenu « témoin fidèle » et « le souverain des rois de la terre », comme nous le dit la deuxième lecture. Son pouvoir royal s’étend sur toute la terre. Il est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin de nos vies et de toute vie. Il nous a délivrés par son sang, et nous a associés à sa victoire faisant de nous un royaume de prêtres pour servir Dieu. 

 

Ainsi donc, nous ne vivons plus dans les ténèbres des puissances de ce monde. Nous appartenons au Christ. Nous sommes membres de la famille royale de Dieu. Et nous devons vivre ainsi. Appartenir au Roi des rois doit être une source de fierté, de joie, de sécurité et d’espérance. En célébrant le Christ aujourd’hui comme notre Roi, demandons-lui la grâce de vivre avec lui afin de régner avec lui éternellement. Amen. 

 

Bonne Fête !

samedi 13 novembre 2021

33e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE, ANNÉE B

Lectures 

Daniel 12,1-3 

Psaume 15,5.8-11 

Hébreux 10,11-14.18 

Marc 13,24-32

 

Méditation

Le 33e dimanche du Temps Ordinaire coïncide avec la Journée Mondiale des Pauvres instituée par le Pape François en 2016. Dernier dimanche avant la Solennité du Christ Roi qui marque la fin de l’année liturgique, les lectures de ce dimanche nous parlent de la fin des temps et de l’avènement du Fils de l’Homme. En ce temps là, il y aura des bouleversements cosmiques terrifiants, de même que le rassemblement des nations pour le jugement et la manifestation de la gloire du Fils de l’Homme, notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Ainsi selon la première lecture et l’Evangile, la fin des temps sera un temps de grande détresse. Mais derrière ces images très fortes de détresse et de cataclysmes, cette annonce apocalyptique est un appel à l’espérance. Car pour le peuple de Dieu, ce sera le jour de libération et du salut. Les anges rassembleront les élus, ceux dont les noms sont dans le Livre de Dieu. Les justes hériteront la vie éternelle et les injustes la honte et la déchéance éternelle. 

 

Quant au jour et à l’heure de cette venue du Fils de l’homme dans sa gloire, nul ne le sait excepté le Père, nous dit Jésus dans l’Evangile. Faisons donc attention à ceux qui prétendent en connaitre le jour et ne cessent de semer de la peur surtout sur les réseaux sociaux. Ne nous affolons pas à leur propos. N’ayons pas peur. Le Seigneur Jésus-Christ, par sa mort sur la croix nous a obtenu le salut. « Par son sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté, » nous dit la deuxième lecture. 

 

Nous devons donc vivre dans l’aujourd’hui de Dieu et nous accrocher à lui. Chaque jour est un appel à vivre dans l’amour de Dieu, à nous mettre au service des autres, surtout au service des pauvres, sans nous lasser de faire le bien. Restons fidèle au Seigneur et demandons-lui la grâce de pouvoir le reconnaitre dans nos frères et sœurs qui sont dans l’indigence. Amen