samedi 11 juin 2022

SOLENNITÉ DE LA SAINTE TRINITÉ, ANNÉE C

Lectures

Proverbes 8,22-31

Psaume 8 

Romains 5,1-5 

Jean 16,12-15

 

Méditation

Nous célébrons aujourd’hui le mystère fondateur du christianisme : la Sainte Trinité, Un seul Dieu qui existe en trois Personnes, notamment le Père et le Fils et le Saint Esprit. Ainsi, même si le mot Trinité ne se trouve pas dans la Bible, il est incontestable que ce Dieu unique (Un seul Dieu), en qui nous croyons et que nous servons, s’est révélé progressivement en trois Personnes.

 

En effet, dans la première lecture, la Sagesse s’introduit comme une personne. Elle était auprès de Dieu avant et pendant la création. A la lumière du Prologue de l’Évangile selon St Jean nous découvrons que cette Sagesse Personnifiée est Jésus-Christ, le Verbe Incarné (Jean 1,1-3.14). Car en Jésus Christ, Fils de Dieu, tout a été créé et tout subsiste en lui ; en lui, nous avons aussi découvert l’amour de Dieu le Père.

 

Par ailleurs, à la Dernière Cène, Jésus promet à ses disciples « l’Esprit de Vérité » qui les conduira à la vérité toute entière. L’Esprit Saint leur fera connaître tout ce qu’il aura entendu du Père et du Fils, car tout ce que possède le Père appartient au Fils. Il existe donc une relation intime entre eux, une extraordinaire communion entre le Père et le Fils dans le don mutuel et le partage. Cet amour qui les unit, c’est l’Esprit Saint. 

 

Nous servons donc un Dieu qui est Amour et dont l’amour remplit tout l’univers. C’est un Dieu qui se donne et nous communique son amour. C’est pourquoi dans la deuxième lecture, St Paul nous dit que le salut est un don de Dieu que nous accueillons dans la foi, et par laquelle nous sommes justifiés. Et l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné dans le baptême. Ainsi, tout vient du Père, par le Fils, et dans l’Esprit Saint. 

 

En célébrant donc la Sainte Trinité, nous sommes invités à radier cet amour de Dieu autour de nous, à être signes de la communion qui existe entre les trois Personnes de la Trinité. Car pour manifester notre appartenance au Dieu Un et Trine, il nous faut aimer, cultiver la cohésion, l’harmonie, le partage, l’interdépendance, la collaboration et le don de soi. Puissions-nous transformer nos communautés paroissiales, nos familles et nos lieux de travail en communautés d’amour. Que l’univers entier fasse l’expérience de cet amour qui vient de Dieu Trinitaire à travers nous. Amen 

 

Bonne fête !!!



samedi 4 juin 2022

DIMANCHE DE PENTECÔTE, ANNÉE C


Lectures

Actes 2,1-11

Psaume 103 

Romains 8,8-17 

Jean 14,15-16.23-26

                      

Méditation

Dans son discours d’adieu aux apôtres lors de la Dernière Cène, Jésus leur annonça qu’il leur enverrait d’auprès du Père l’Esprit Saint, le Paraclet. L’Esprit Saint sera avec eux pour toujours. Il leur enseignera toute chose et leur rappellera les paroles de Jésus (Jean 14,15-16.23-26). Cette promesse s’était réalisée le jour de la Pentecôte, quand le Saint-Esprit descendit sur les disciples réunis au Cénacle, comme nous le raconte la première lecture. 

 

C’était le jour de la fête juive des Semaines, célébrée 50 jours après la Pâques. En ce jour-là, l’Esprit Saint descendit avec puissance sur les disciples. Le violent coup de vent sous forme de tonnerre rassembla une grande foule au tour des disciples. Ainsi, le groupe des disciples embrassera désormais tout le monde sans distinction de langue ou de race comme le vent qui meut tout ce qui vient sur son passage. Sous le symbolisme de « langue de feu » qui se pose sur chacun d’eux, l’Esprit réchauffe les cœurs des disciples et les transforme. Ces hommes qui, il y a seulement quelques semaines, se terraient toutes portes closes, par peur des juifs, les voici debout, témoignant publiquement que Jésus est ressuscité et proclamant les merveilles de Dieu (Actes 2,1-11).

 

Cette effusion, bien qu’extraordinaire, n’est pas restée unique et limitée à ce moment, mais il s’agit d’un événement qui s’est renouvelé et qui se renouvelle encore dans l’Église et dans la vie de chacun de nous. C’est le même Esprit Saint que nous reçûmes le jour de notre baptême. Saint Paul nous le rappelle : nous n’avons pas reçu un esprit de peur et d’esclavage, mais un Esprit de liberté et d’adoption qui crie en nous « Abba, Père ». Il faut donc nous laisser conduire par l’Esprit de Dieu qui est le souffle de vie et qui nous libère de l’emprise de la chair et du péché (Rom 8,8-17). 

 

La célébration de la Pentecôte est ainsi pour nous une opportunité de renaissance dans l’Esprit Saint. Puissions-nous chaque jour ouvrir nos coeurs à la première action de l'Esprit Saint. Avec le psalmiste, demandons au Père d’envoyer l’Esprit Saint parmi nous et, par lui, de renouveler la face de la terre. Que l’Esprit Saint nous libère de nos peurs et rajeunisse l’Église dans sa mission d’annonciatrice de la Bonne Nouvelle aux peuples. Qu’il réchauffe nos cœurs et fasse de nous des témoins authentiques du Christ et de son amour miséricordieux. Amen 

 

Bonne fête !

samedi 28 mai 2022

7e DIMANCHE DE PÂQUES, ANNÉE C

Lectures

Actes 7,55-60 

Psaume 97

Apocalypse 22,12-14.16-20 

Jean 17,20-26

 

Méditation

Entre l’Ascension et la Pentecôte, l’unique attitude qui convient aux disciples et à toute l’Église, c’est l’attendre dans la prière. Il n’est donc pas étonnant que toutes les lectures de ce dimanche se présentent comme une forme de prière. L’Évangile est un extrait de la prière dite la prière sacerdotale de Jésus Christ. Avant d’entrer dans sa Passion, Jésus prie non seulement pour ses disciples, mais aussi pour ceux qui croiront en lui grâce au témoignage des disciples. Il a prié pour nous afin que nous soyons uns comme lui et le Père sont UN. 

 

En Jésus Christ, nous avons donc un Grand Prêtre qui a prié pour nous et continue de prier pour nous, car il est maintenant à la droite du Père pour intercéder pour nous. La vision du diacre Etienne en est un témoignage. Courageux témoin du Christ, Étienne déclare avoir vu la gloire de Dieu et Jésus Christ debout à la droite de Dieu. Puis, alors qu’on le lapide, il remet son esprit au Seigneur et, tombant à ses genoux, prie pour le pardon de ses bourreaux (Actes 7,55-60). 

 

La deuxième lecture présente la dernière partie du Livre de l’Apocalypse de St Jean. Ce livre plein de symboles et d’énigmes s’achève avec la demande insistante de l’Esprit et de l’Église, Épouse du Christ : « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens ! … Amen, viens Seigneur Jésus » (Apoc. 22,12-14.16-20). Il s’agit d’une prière qui exprime l’espérance toujours vive de l’Église de voir s’accomplir la promesse du Christ : « Voici que je viens sans tarder ». 

 

Si le Seigneur vient sans tarder, que devons-nous faire pour avoir part à la gloire qu’il a promise ? Trois pistes nous sont proposées aujourd’hui. D’abord, la prière. C’est elle qui nourrit notre relation avec la Sainte Trinité ; et nous ne pouvons faire une prière efficace que grâce à l’assistance de l’Esprit Saint (cf. Rom. 8,26). Ensuite, les bonnes œuvres, parce que le Seigneur vient pour récompenser chacun selon ses actes. Enfin, l’unité : œuvrer chaque jour afin que nous demeurions tous unis dans l’amour du Christ. En ces jours qui précèdent la Pentecôte, demandons au Seigneur la grâce de renouveler en nous le don de son Esprit Saint. Qu’il nous apprenne à mieux prier et affermisse notre foi, espérance et charité. Amen 

vendredi 20 mai 2022

6e DIMANCHE DE PÂQUES, ANNÉE C

Lectures

Actes 15, 1-2.22-19

Psaume 66 (67)

Apocalypse 21,10-14.22-23

Jean 14,23-29

 

Méditation

En ce dimanche qui précède l’Ascension du Seigneur, l’Évangile nous présente le discours d’adieu de Jésus à ses disciples. Nous sommes aux dernières heures de la vie de Jésus, juste avant sa Passion. Le cœur des disciples est plein d’angoisse, de tristesse, d’inquiétude. Et pourtant, Jésus reste serein. Il leur rassure de sa présence s’ils gardent sa Parole et les console : « Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre », leur dit-il. Il leur donne aussi la paix et leur promet l’Esprit Saint, le Paraclet. 

 

Or le terme Paraclet est la transcription du terme juridique grec qui désigne un avocat, défenseur. Le terme Paraclet révèle donc l’œuvre de l’Esprit Saint dans la vie du chrétien et de l’Église, car l’Esprit Saint est notre Défenseur qui demeure avec nous. Il est notre Maître et mémoire : il « vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit ». 

 

L’œuvre de l’Esprit Saint est aussi évidente dans l’épisode du premier concile de Jérusalem (vers 49 après J.-C.) qui nous est raconté dans la première lecture. La question était la suivante : les païens qui sont devenus chrétiens devraient-ils être circoncis et observer la loi de Moïse selon la tradition juive ? La réponse contenue dans la lettre envoyée aux chrétiens déclare : « L’Esprit Saint et nous-mêmes, nous avons en effet décidé de ne vous imposer aucune autre charge que ces exigences inévitables : vous abstenir des viandes de sacrifices païens, du sang des animaux étouffés et de l’immoralité… » (Actes 15,28-29). 

 

Nous pouvons donc tirer trois leçons de ces textes. Premièrement, c’est l’Esprit Saint qui éclaire et guide l’Église et chaque chrétien dans le discernement et dans la prise des décisions conformes à la volonté de Dieu. Deuxièmement, l’Église est pour tous, parce que Dieu ne fait aucune distinction et veut que tous les hommes soient sauvés. Elle est la nouvelle Jérusalem ouverte à tous les peuples des quatre points de l’horizon. Enfin, les conflits et les malentendus sont inévitables dans nos communautés ecclésiales, nos familles, nos groupes et nos associations. Mais c’est par le dialogue, caractérisé par l'écoute empathique et le respect mutuel, que nous pouvons les résoudre. Que l'Esprit Saint nous aide à prendre de bonnes décisions et à rester fidèles à l’amour et à la volonté du Seigneur. Amen

 

samedi 14 mai 2022

5e DIMANCHE DE PÂQUES, ANNÉE C

Lectures

Actes 14,21-27 

Psaume 144 

Apocalypse 21,1-5 

Jean 13,31-35

 

Méditation

 

Nous célébrons aujourd’hui le 5e dimanche de Pâques. A la lumière des lectures de ce jour, nous découvrons que vivre l’amour à l’exemple de Jésus est la règle directrice de notre vie de chrétiens et chrétiens. C’est l’amour pour Dieu et pour nos frères et sœurs qui nous permet de porter nos épreuves dans la foi, la fidélité au Christ. L’amour rend toute chose belle. 

 

En effet, dans la première lecture, nous voyons Paul et Barnabé retourner à certains des endroits où ils avaient auparavant visité et apporté la Parole de Dieu. Partout où ils passent, ils annoncent l’Évangile du Christ, encouragent les nouveaux convertis à porter leurs épreuves dans la foi au Christ et en organisant les nouvelles communautés. 

 

Dans la deuxième lecture, saint Jean nous parle de la Nouvelle Jérusalem, la demeure de Dieu parmi les hommes. Dans cette cité de Dieu, toute larme sera essuyée et la joie sans fin sera la part d’héritage des élus. C’est la cité où nous désirons être tous au soir de notre vie terrestre. C’est le royaume de ciel nouvel et de terre nouvelle auquel Jésus nous invite et au sujet duquel il nous a enseigné. 

 

Dans l’Évangile, nous revenons à la scène le soir du Jeudi Saint. Se sachant trahi par Judas, Jésus parle de la glorification du Père et de sa propre glorification. Et lorsque Judas quitte Jésus et ses disciples en plein repas, Jésus leur fait un discours d’adieu au cours duquel il leur donne aussi le commandement nouveau. Il leur dit qu'ils doivent s'aimer les uns les autres à l'imitation de son amour pour eux. Ses paroles sont comme un testament, l’héritage qu’il laisse aux apôtres et à toute l’humanité : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. La nouveauté de ce commandement de l’amour est donc d’aimer « comme » Jésus lui-même nous a aimés, avec un amour qui n’exclut personne, qui sert et qui se donne. C’est par notre amour les uns pour les autres que le monde nous reconnaîtra comme disciples du Christ. 

 

Si nous voulons donc être les disciples du Seigneur et être dignes du ciel, la Nouvelle Jérusalem, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres. Demandons au Seigneur la grâce de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Amen  

samedi 7 mai 2022

4e DIMANCHE DE PÂQUES, ANNÉE C

Lectures

Actes 13,14.43-52 

Psaume 23

Apocalypse 7,9.14-17 

Jean 10,27-30

 

Méditation

Le quatrième dimanche de Pâques est connu sous le nom de « Dimanche du Bon Pasteur ». Il est consacré à la prière pour les Vocations dans l’Église, d’où le nom « Dimanche des Vocations ». Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se décrit comme le Bon Berger. Quatre verbes caractérisent la relation qui existe entre le Bon Berger et ses brebis. Les brebis « écoutent » sa voix et elles le « suivent ». Le Berger « connaît » ses brebis et leur « donne » la vie éternelle (Jean 10,27-30). Notre vocation primaire en tant que baptisé est de devenir fidèles brebis du Christ le Bon Pasteur.

 

Cet appel à appartenir au Christ, Pasteur par excellence, est adressé à tous, sans distinction de race, peuple, langue et nation. Car Dieu invite tout le monde à venir à la source de vie qu’il nous offre en son Fils, mort et ressuscité. Ceux qui écoutent sa voix et le suivent jusqu’au bout, malgré les péripéties de la vie, ont l’assurance de la vie éternelle. Ils seront consolés et auront part à la victoire de l’Agneau Vainqueur. Car ils auront passé « la grande épreuve » et lavé leurs vêtements blancs dans le Sang de l’Agneau Pascal (Apoc. 7,9.14-17). 

 

Avoir part donc à la vie et au salut qu’offre le Christ relève du choix de chacun de nous. Dans cette perspective, la première lecture nous rapporte comment Paul et Barnabé se tournèrent vers les païens pour leur annoncer l’Évangile. Les juifs d’Antioche de Pisidie rejetèrent la Bonne Nouvelle de Jésus Ressuscité et incitèrent même des personnes influentes de la ville contre les deux compagnons évangélisateurs. Par contre, les païens accueillirent l’Évangile avec joie et action de grâce (Actes 13,14.43-52). Ce passage non seulement souligne le caractère universel de l’appel de Dieu au salut, mais aussi le caractère personnel et la responsabilité qui incombe à ceux qui écoutent sa voix.

 

Aujourd’hui encore le Seigneur ne cesse d’appeler des hommes et des femmes afin de leur confier la charge de paître son troupeau. En ce jour donc, prions pour que beaucoup de jeunes répondent joyeusement à l’appel de Dieu et donnent leurs vies pour la cause de l’Évangile. Demandons au Seigneur la grâce de la fidélité, de la persévérance et de la sainteté dans notre cheminement vocationnel. Amen

samedi 30 avril 2022

3e DIMANCHE DE PÂQUES, ANNÉE C

Lectures

Actes 5,27-32.40-4

Psaume 29

Apocalypse 5,11-14

Jean 21,1-19

 

Méditation

 

Nous sommes toujours dans la joie de la Résurrection du Christ et nous sommes appelés à rendre témoignage de notre foi au Christ Ressuscité. Dans l’évangile d'aujourd'hui, le Ressuscité se manifeste à ses disciples pour une troisième fois, mais cette fois-ci pendant qu’ils pêchent au bord de la mer de Tibériade en Galilée. Après des efforts infructueux, les disciples reconnurent le Seigneur quand il leur donna des indications pour prendre une grande quantité de poissons. Le récit continue avec la triple question de Jésus à Simon Pierre : « Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu ? » La triple assertion d’amour de Pierre nous rappelle son triple reniement du Maître la nuit de sa Passion. Ainsi, Jésus réaffirme l’autorité et la responsabilité de Pierre comme guide spirituel et leader de son troupeau (Jean 21,1-19). 

Suite à cette rencontre avec le Ressuscité, Pierre et les autres apôtres ont compris qu’ils ne peuvent plus retourner à leurs barques et vivre pour eux-mêmes. Ils doivent retourner à Jérusalem non pour s’enfermer dans la chambre par peur des juifs qui avaient condamné leur maitre, mais pour proclamer que le Christ est ressuscité. Ainsi, dans la première lecture, nous voyons Simon Pierre et les autres apôtres réprimandés par les autorités pour avoir prêché au nom du Christ. Mais loin d’être intimidés par ces avertissements et ces arrestations, les apôtres se réjouissent d’avoir souffert pour le Seigneur et continuent de prêcher le Christ Ressuscité à tout le peuple. 

La question qu’il faut nous poser aujourd’hui est celle-ci : avons-nous aujourd'hui le courage des premiers chrétiens pour témoigner de notre foi quel que soit le prix à payer ? Sommes-nous convaincus de notre foi en Jésus ressuscité et convaincants dans notre vie de témoignage ? Sommes-nous en mesure de dire comme Pierre qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, ou bien sommes-nous tentés de diluer la vérité et l’enseignement de l’Évangile pour plaire au monde ? Rappelons-nous que le monde d’aujourd'hui a plus besoin des chrétiens authentiques, des témoins que de simples prêcheurs de l'Évangile.

 

En ce mois de Mai dédié à la Vierge Marie, demandons son intercession afin que nous puissions devenir jour après jour d’authentiques témoins de son Fils Jésus-Christ, notre Seigneur et notre, lui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.